Pour la définition des termes techniques, se reporter au glossaire en fin de mémoire.
webobjet est « work in progress », il est donc très évolutif et absolument pas homogène. Au moment de la rédaction de ce mémoire, il a déjà presque un an, mais rien ne laisse présager de ses développements futurs. Il va donc évoluer techniquement au grè des évolutions du Web. Il utilise différents formats et technologies selon les rubriques ou les pages, selon les médias, et selon la présentation. En fait, toute possibilité technique du Web peut être utilisée à un moment ou à un autre.
Le langage de base est naturellement le HTML :
Le « Hypertext Markup Language » est le langage informatique conçu pour écrire des pages Web et pour créer de l’hypertexte. Il permet de structurer « sémantiquement » des données et de mettre en page le contenu de la page, d’inclure des médias, comme images, sons, vidéos, fichiers joints, des formulaires de saisie, et des applets (voir « JAVA » dans le glossaire). Il répond à la tache originelle de l’Internet, celle pour laquelle le réseau a été créé : faire communiquer ensemble avec un langage commun des ordinateurs parlant des langes différents. On peut lui adjoindre des langages de programmation comme JavaScript et des feuilles de style en cascade (CSS).
Hétérogénéioté de WebObjet :
On peut considérer qu’il y a deux catégories de pages sur WebObjet, les pages dynamiques, c’est-à-dire qui tirent leur contenu d’une base de données, et les pages statiques, traditionnelles, que je place sur le serveur et que je relie au reste du site par des liens hypertextes.
— Une page statique, est une page HTML. C’est un fichier qui contient le code HTML standard et le contenu que doit afficher la page
Une page dynamique est une sorte de partenariat. Une page type qui contient une structuration simple des données, une hiérarchie. Un document appelé « feuille de style » explique quels styles doivent s’appliquer à quels éléments. Les données sont quant à elles stockées dans une base de données et appelées au moment de l’appel de la page par le navigateur. Une page-type, plus le style, plus les données, sont alors assemblées pour créer une page particulière. Une seule page type peut donc en principe générer un site entier, puisque les pages particulières sont créées à la volée.
Description de la partie dynamique (mise à jour quotidienne) :
Serveur Apache -> Base de données MysQl -> Langage PHP -> Logiciel SPIP -> webobjet
C’est à dire, une configuration « libre » (voir le glossaire).
Apache [1]
MySQL [2]
PHP [3]
SPIPClear [5]
Plug-in [6]
La partie non dynamique de WebObjet (élément spécifique) :
Le site est aussi constitué de page HTML statiques structurées sur ce modèle :
<!DOCTYPE html PUBLIC "-//IETF//DTD HTML 2.0//EN">
<html>
<head>
<title>
Le titre
</title>
</head>
<body>
Une phrase <a href="cible.html">un lien</a>.
<p>
Un paragraphe
</p>
</body>
</html>Le site contient de nombreux Médias :
Les vidéos sont en mpg4 encapsulées en FLV pour la partie BLOG
Le son est en Mp3
Les images sont en GIF, JPG, ou PNG
Les animations en boucle sont en GIF
Il se pourrait très bien qu’il y ait des portions en Flash, si c’est indispensable, même si ce n’est pas la vocation de webobjet d’utiliser un format propriétaire. Tout au long de cette première année, Flash a été totalement inutile.
Cet exposé du cadre technique de webobjet est très succinct. C’est à la fois le fait d’une volonté d’orienter la recherche sur l’esthétique et sur le sens des formes plutôt que sur la technique, mais c’est aussi le fait d’une caractéristique du Web qui impose l’usage de techniques communes développées collectivement. Ce qui fait que ce « cadre technique » est en fait la page blanche de l’écrivain, ou la toile tendue du peintre, espace standard qui permet pourtant l’expression, sans qu’il soit nécessaire de s’appesantir sur ses caractéristiques. L’internet est par essence un langage standard de communication, et doit donc être utilisé tel qu’il est. Ceux qui ont tenté de réaliser du Web-Art avec des langages exotiques ou personnels, en plus de s’engoncer dans un contresens grave, sont tout simplement balayés par la normalisation. Leurs œuvres n’apparaissent plus, tout simplement.