
Vous êtes encore assez nigaud pour rire quand on vous parle de couilles de et de caca ? Vous aimeriez bien trouver un alibi culturel pour vous y complaire avec votre descendance ou celle de vos amis ? « Henri le lapin à grosses couilles » est un conte pour enfant à très haute ambition philosophique et d’un raffinement narratif que m’envient Godard et Ruiz. Les fresques baroques pâlissent instantanément devant ces galopades vives et chatoyantes dans lesquelles la liberté de ton et la virtuosité graphique sont au service d’un humour noble et raffiné.
Si vous n’êtes pas encore convaincus, sachez que ça parle d’amour vibrant, de poils, de noyade et de chariots à roulettes.
Sinon, pour une fois, vous ne serez pas obligés de me commander personnellement l’un des quinze exemplaires pliés et agrafés à la main, celui-là peut se trouver dans n’importe quelle librairie.

Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, en voilà un deuxième dites-donc, chez le même éditeur, dans une toute nouvelle collection (« lépidoptères ») ; me demandez pas de quoi ça cause, le projet anthropologique qui est au coeur de cet immense travail de recherche sur le XXe siècle européen et le body-buidling excède largement le cadre de cette rubrique ; je ne peux que vous conseiller de courir chez votre libraire vous encombrer pour 6 euros et des brouettes (une misère)de cette fontaine de joie et d’érudition virile : « 15 jours avant la fin du monde ».
Voilà. Si je fais pas ma promo, qui va s’en charger ?
L.L. de Mars, coiffeur pour morts.