Exercice en lieu et place de la chronique habituelle des Rencontres Internationales de la Photographie en Arles : visiter dans la journée de la soixantaine d’expositions des Rencontres, l’immense majorité des expositions en question au pas de charge, le soir même, rentré dans les Cévennes, tenter de se souvenir des images qui resteront. Cet exercice à la place (...)
Vous feuilletez les livres sur les tables de votre libraire, un gros pavé arrête votre attention, vous l’ouvrez au hasard et tombez page 445 sur la phrase suivante : sur les pièces d’eau, des colverts et d’autres canards nageaient ou venaient se poser : juste avant l’impact, ils battaient rapidement des ailes, inclinées à la verticale, pour freiner, et (...)
Je sais, je m’étais promis de passer à autre chose, de peur d’être définitivement catalogué, alors même que cette histoire de femme-félin n’était à l’origine qu’une distraction, une manière de respiration, au milieu de lectures sérieuses et harassantes. Mais voilà, Sarah Fist’hOle a posté sur facebook une publicité de magazine datant vraisemblablement de 1970, pour le textile “Dacron”, et que les sites féministes se refilent, comme un exemple d’acmé du sexisme.
Fin 2009, le même jour, j’ai croisé dans une vieille bande de Mandrake une femme-felin (« La comtesse mystérieuse », une charmante aventure de Mandrake datant de 1946) évoquant fortement la CatWoman de DC comics, et découvert avec stupeur que des « femmes chats » avaient réellement existé dans les asiles du professeur Charcot… J’ai créé un répertoire sur mon bureau, et j’ai commencé à y déposer les femmes-chattes que je croisais. En très peu de temps, c’est devenu une collection conséquente, qui traversait les genres du XXe siècle comme la littérature du XIXe.
François en a récemment fait passer le lien. Il s’agit de la série Empty L.A. du photographe américain Matt Logue. Une série de photographies de la grande ville américaine de Los Angeles dont toutes les traces humaines, passants, et plus intrigant encore à Los Angeles, tous ces véhicules, toutes gommées, sans doute à l’aide de l’outil tampon de clonage d’un (...)
Voilà, un coup d’Amazon ( l’entreprise qui en sait bien plus sur moi que facebook, l’administration française et toute ma famille réunis) et j’ai reçu « Voyage » de Yuichi Yokohama, aux éditions « Matière ». Mon premier Yokoyama, pas le dernier… Je lorgnais sur la chose depuis quelque temps, toujours attiré par la singularité plutôt que par l’ennui itératif des « (...)
Soyons honnête, José Morel-Cinq-Mars est mon amie. La chronique qui suit à propos de son dernier livre intitulé Psy d’banlieue ne sera donc pas très objective. Sans compter qu’elle m’a fait l’insigne honneur de choisir une de mes images pour la couverture de son livre. Il faut lire Psy d’banlieue de José Morel Cinq-Mars. Parmi les raisons pour lesquelles il (...)
Dispositif scénique plus simple et plus sobre, je ne crois pas qu’on puisse. Les quatre saxophonistes, Marc Baron, Stéphane Rives, Bertrand Denzler et Jean-Luc Guionnet sont tous les quatre tassés juste devant la scène déjà modeste des Instants Chavirés à Montreuil, le premier rang des spectateurs pourrait facilement les toucher en allongeant le bras. Trois des (...)
Sous l’écran, de part et d’autre, en deux groupes distincts, et les deux batteries au centre, le Surnatural Orchestra. A l’écran, le film Profondo Rosso de Dario Argento, 1975, film jaune, un giallo par excellence, au point sans doute d’être un canon du genre, toutes les règles dudit genre respectées à la lettre, le premier plan du film montrant à la fois la (...)
Est-ce si fréquent qu’un auteur sorte deux livres en même temps ? Qu’il les ai écrits tous les deux dans le même temps, à peu de choses près ? Chez deux éditeurs différents ? Au point même qu’il puisse être douteux que ce soit le même auteur qui ait écrit les deux livres tellement dissemblables ? Éric Chevillard vient de faire justement cela. Aux Éditions de Minuit, (...)